© Christophe Urbain

MUSIC IN THE BELLY – Karlheinz Stockhausen, Simon Steen-Andersen

Composition : Karlheinz Stockhausen (1975)*
Concept, mise en scène, électronique : Simon Steen-Andersen
Interprètes : Léa Koster, Olivia Martin, Vanessa Porter, Lou Renaud-Bailly, Hsin-Hsuan Wu, Yi-Ping Yang.
Régie : Claude Mathia, Etienne Démoulin, Raffaele Renne
Construction des décors : Albane Aubin

Durée : 60’
Production déléguée et commande :
Les Percussions de Strasbourg
Coproduction :
Festival Musica, La Muse en circuit
Une production réalisée dans le cadre du programme de soutien à la création artistique Mondes nouveaux.

*Pièce originale créée en 1975 au Festival de Royan, commandée et interprétée par les Percussions de Strasbourg
Éditeur : Stockhausen Verlag

Première le 28 septembre 2022 à 20h30 au théâtre de Hautepierre, Strasbourg dans le cadre du Festival Musica

En 1975, Karlheinz Stockhausen composait une œuvre énigmatique à l’attention des Percussions de Strasbourg. Sa partition contenait davantage d’indications scéniques et de didascalies que de musique à proprement parler — et cette musique consistait en douze mélodies liées aux signes du zodiaque, le cycle Tierkreis, et matérialisées par des boîtes à musique que le compositeur fit lui-même fabriquer. L’idée de la pièce comme son titre lui étaient venus de la surprise de sa fille Julika découvrant à l’âge de deux ans de petits bruits à l’intérieur d’elle-même, des gargouillements d’estomac : « tu as de la musique dans le ventre », lui avait-il répondu. Quelques années plus tard, il se réveilla subitement un matin après avoir rêvé la pièce et la coucha sur le papier.

Près de cinquante ans après la composition et la création de l’œuvre au festival de Royan, les Percussions de Strasbourg proposent à Simon Steen-Andersen d’en imaginer une nouvelle mise en scène. En restant fidèle à la partition et sans ajouter la moindre note, l’artiste danois révèle un potentiel aux yeux et aux oreilles d’aujourd’hui par l’utilisation de procédés scéniques et de technologies directement inspirés d’autres pièces de Stockhausen. Une question simple a guidé sa démarche : à quoi pouvait bien ressembler Music in the belly dans le rêve de Stockhausen, avant même qu’il ne se réveille ?

Dans l’estomac de Dieu, par Lambert Dousson, 2022

ELEMENTS DE CONTEXTE

“Après 60 ans d’existence, Les Percussions de Strasbourg continuent, avec ardeur, de renouveler leurs interprétations d’œuvres de leur répertoire et choisissent d’explorer à nouveau l’emblématique Musik im Bauch dans la continuité d’un travail sur la présence scénique.
C’est en rêvant de cette «musique dans le ventre» que Karlheinz Stockhausen, s’est mis en quête de fabriquer 12 boîtes à musique – «Tierkreis» – correspondant aux caractères humains liés aux signes du zodiaque. Considéré comme un mélange de conte pour enfants et de mythe tribal amérindien, Musik im Bauch met en scène un rituel, parfois étrange, autour d’un mystérieux oiseau et une instrumentation épurée.”

Minh-Tâm Nguyen, Directeur artistique des Percussions de Strasbourg

NOTE D’INTENTION DE SIMON-STEEN ANDERSEN

“Stockhausen a imaginé cette pièce musico-théâtrale en réponse au souvenir émouvant, mais quelque peu étrange, du rire irrépressible de sa fille déclenché par l’idée que son gargouillement d’estomac était une musique dans le ventre … Pourtant, même si tous les éléments de la pièce sont empreints de surréalisme, l’oeuvre apparaît comme très «éveillée» et «terrestre» : truffée d’attaques ciselées et d’actions concrètes. Cela me pousse immédiatement à me demander : à quoi pouvait ressembler cette pièce lorsqu’elle était vécue à l’intérieur du rêve, avant même de faire surface à la lumière du jour, au sein d’un processus de création rationnel et concret ?
En collaboration avec les Percussions de Strasbourg, nous avons prévu de revisiter Musik im Bauch avec l’ambition de développer une mise en scène et une interprétation qui puisse révéler le potentiel de cette vision pour les yeux et les oreilles d’aujourd’hui, presque 50 ans après sa création, et d’utiliser des outils et des technologies modernes inspirées de celles développés par Stockhausen lui-même dans d’autres pièces.”

Simon Steen-Andersen,Concept, mise en scène, électronique

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