Trio No Bad Vibes

« No bad vibes » Pas des mauvaises vibrations. Le programme de ce concert retrace cette arrivée majeure dans la musique qu’est l’électronique. Commençant par l’acoustique avec « Il Funerali Dell’ Anarchico Serantini » de Francesco Filidei, « Musique de tables » de Thierry de Mey et « Having never written a note for
percussion » de James Tenney, nous allons vous amener à des expressions plus électro-acoustiques et
électroniques de la musique comme « 24 Loops » de Pierre Jodlowski et « Pad Phase » de Steve Reich.

Interprètes : François Papirer, Enrico Pedicone, Rémi Schwartz
Régie : Claude Mathia                                         

ATTENTION Confinement, texte tiré du livre 22, Placards! Jacques Rebotier, 2’30 ;
C’est épouvantable, brève no 2, Jacques Rebotier, 10’’ ;
Bonneteau, brève no 41, Jacques Rebotier, 2’;
Musique de tables, Thierry de Mey,  6’;
avis D’EXPIR, du livre 22, Placards! Jacques Rebotier, 4’;
Qu’est-ce que l’air, brève no 26 , Jacques Rebotier, 1’30 ;
L’oeil du dieu, brève no 84, Jacques Rebotier, 1’;
Le dieu dans ma poche, brève no 96, Jacques Rebotier, 1 ;
Having never written a note for percussion, James Tenney, 5’;
Marimba phase, Steve Reich, 16’ ;
La mort-naissance, brève no 55, Jacques Rebotier, 2’ ;
I funerali dell’anarchico Serantini, Francesco Filidei, 8’;
24 Loops, Pierre Jodlowski, 8’ ;

LES OEUVRES

Il funerali dell anarchico Serantini, Francesco Filidei, 2005, 8’
L’œuvre rend hommage à l’une des victimes de la répression policière des années de plomb, décédé en mai 1972 en Italie. Les musiciens observent le public ; le procès débute. Sans autre instrument que leur propre corps, ils font entendre leur masque et leurs mains … Il Funerali dell’Anarchico Serantini nous présente une situation dans laquelle une suite de gestes s’impose à la production de sons à la limite de l’audible.

Musique de Table, Thierry de Mey, 1987, 6′
Une pièce pour trois percussionnistes disposant de tables pour seul instrument. Les positions des mains et les « figures » de mouvement sont codifiées dans un répertoire de
symboles. Les pichenettes, caresses, frottés, tapés… sont amplifiés, leur conférant une réelle présence émotive. Au point de rencontre entre musique et danse, le geste importe autant que le son produit.
extrait vidéo ici

Having never written a note for percussion, James Tenney, 2004, env 5’
Simple mais colossal ! Il s’agit de la pièce la plus connue de ce compositeur américain, requérant de son interprète de la jouer avec constance, de son point le plus silencieux à son point le plus fort, et vice versa. Une fascinante exploration du son, du volume, et une démonstration du pouvoir hypnotique des drones musicaux.


24 Loops, Pierre Jodlowski, 2007, 8’
Cette œuvre utilise le principe d’écriture cumulative qui consiste à utiliser les ressources électroniques pour empiler des séquences jouées en direct ; ce qui est joué par les musiciens est, au fur et à mesure, figé dans le temps par un système de mise en boucle. La musique ainsi créée est le résultat de l’empilement des éléments successifs.


Pad phase, Steve Reich, 196716’
C’est une cure de jouvence que subira cette pièce grâce à la lutherie et aux possibilités infinies de l’électronique. Tous les ingrédients musicaux sont ici réunis pour faire de ce morceau un tube du XXIème siècle : un rythme soutenu, une ligne mélodique répétitive de quelques notes, un phasage faisant perdre momentanément la notion de tempo, une diffusion du son augmentant les perceptions de l’espace, le tout agrémenté d’un mixage digne des meilleurs clubs branchés de la planète…